15e édition du Salon des vins de Vaudreuil-Soulanges

22
Mar

Salon des vins pour les nuls/chronique de la 9e semaine avant le Salon

Sylvain Vaillancourt, sommelier consultant.

Sylvain Vaillancourt, sommelier consultant.

Toute personne capable de goûter est capable de déguster du vin. Avec un peu de pratique, vous le ferez dans les règles de l’art. Toutefois, si vous souffrez d’anosmie (perte de l’odorat) ou d’agueusie (perte de sensibilité gustative), l’exercice s’avérera difficile voire impossible selon le degré de l’affection.

Nous absorbons des breuvages à tous les jours mais est-ce que nous les dégustons pour autant? Probablement pas. Boire est un geste instinctif qui peut servir à satisfaire un besoin physiologique ( se réhydrater par exemple ) ou encore à se faire plaisir ( se rafraîchir en été). Déguster demande de la concentration et le recours à des techniques faciles à assimiler.

Les dégustateurs professionnels peuvent analyser et noter un vin en moins d’une minute! En ce qui nous concerne, il importe de prendre son temps et de faire attention à ce que l’on fait. On n’essaie pas de courir avant de savoir marcher.

Comment interviennent nos sens dans une dégustation?

  • La vue : l’œil nous permet de voir la couleur d’un vin et d’en évaluer les nuances (la fameuse robe d’un vin), de vérifier sa limpidité et de juger de son éclat. Cela peut nous apporter des indices sur son âge et son évolution. On remarquera du même coup ces larmes qui se forment sur la paroi du verre; elles permettent d’estimer la fluidité du liquide.
  • L’odorat : Le nez nous permet de découvrir les arômes du vin. Nous en évaluons d’abord l’intensité : le vin est-il très aromatique ou les arômes sont-ils plutôt discrets? Pour décrire ces arômes, on doit faire appel à notre mémoire olfactive, c’est-à-dire à toutes ces odeurs emmagasinées dans notre cerveau depuis notre plus jeune âge. Cela demande un minimum de concentration mais à ce jeu presque toutes les réponses sont bonnes. Les arômes d’un vin peuvent vous rappeler la tarte aux pommes de grand-maman (quelle épice y avait-t-il donc dedans? de la cannelle peut-être?) ou le petit jet de liquide envoyé sur la porte de votre maison par le matou du voisin afin de marquer son territoire (odeur musquée assez forte).

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La prochaine chronique traitera du goût, du toucher et de l’ouïe en dégustation. D’ici là, pratiquez votre odorat en essayant simplement d’identifier à l’aveugle les épices et aromates contenus dans votre garde-manger. Je vous l’affirme, la personne qui va vous assister dans cet exercice risque de rire un bon coup.

Bonne semaine et bonnes dégustations… le tout avec modération.

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